On parlera de “gestion de l’information” à la 4e Rencontre Linked Québec, le 13 mars prochain

Bonne nouvelle! J’ai été retenu comme conférencier à la 4e Rencontre du groupe “Linked Québec“, la plus importante communauté virtuelle québécoise sur LinkedIn, avec ses 30 000 membres.

En effet, j’ai été choisi parmi les 15 propositions sur le thème du “2.0″, arrivé en troisième position avec 121 votes du public. Je partagerai la thématique avec Sophie Marchand (Mon Cher Watson) et Annik Chartrand (Novafolio).

Graphique illustrant les propositions ayant reçu le plus de votes (site de Linked Québec)

Ma conférence, intitulée La gestion de l’information à l’ère de l’entreprise 2.0 portera sur les moyens d’identifier les ressources d’information les plus pertinentes, les organiser de manière cohérente et durable, les transformer dans des formats accessibles et “utilisables”, et communiquer efficacement des contenus stratégiques.

Sur les thèmes : “2.0″, “marketing et ventes”, et “ressources humaines et recrutement”, la quatrième Rencontre Linked Québec (RLQ4) aura lieu le 13 mars, de 12h30 à 18h, au Centre Mont-Royal, à Montréal (Québec). Horaire à venir disponible ici.

Pour en savoir plus ou pour vous inscrire, rendez-vous sur le site de la 4e Rencontre Linked Québec. Communiquez avec moi pour obtenir un rabais de 10% sur votre laissez-passer. N’hésitez pas à passer le mot à vos contacts!

Au plaisir de vous y rencontrer!

Félix

Les types de gouvernance de l’information selon T. H. Davenport

Dans son livre paru en 1997, Information Ecology : Mastering the information and knowledge environment, Thomas (Tom) H. Davenport définit 6 types de gouvernance de l’information, aussi appelée “politique informationnelle” (information politics), que l’on retrouve dans les organisations. Quatre de ces modèles se dressent au niveau du contrôle sur l’information : la monarchie, le fédéralisme, le féodalisme et l’anarchie. Il présente aussi deux autres modèles : celui basé sur les marchés et celui de l’utopie technocratique.

La monarchie informationnelle - Dans ce modèle, une seule personne contrôle l’information dans l’organisation. Elle détermine l’information qui est importante, établit le sens à donner aux informations-clés (par exemple, la définition des concepts), et tente même de contrôler l’interprétation des informations. Selon Davenport, ce type de modèle survient souvent suite à une frustration du manque d’efficacité du modèle de gouvernance antérieur. Pour que ce modèle fonctionne, cette personne devrait idéalement être un “dirigeant principal de l’information” (Chief Information Officer ou CIO). Selon lui, le modèle peut, jusqu’à un certain point, très bien convenir aux petites organisations ou de petites unités de plus grandes organisations. Gageons qu’elle comporte aussi bien des limites, et que ce modèle peut se fragiliser – voire s’anéantir – en l’absence de la personne en question.

Le fédéralisme informationnel – Ce modèle se rapproche d’une “démocratie représentative”, où il y a un gouvernement central avec un rôle minimal, et où les pouvoirs locaux jouissent d’une grande autonomie. Dans une organisation de ce type, les unités (ou les fonctions) indépendantes sont appelées à négocier rationnellement avec le pouvoir central. Dans ce modèle, on reconnaît à la fois les valeurs d’universalité de l’information (l’information a le même sens pour toute l’organisation) et celle de sa particularité (l’information peut avoir plusieurs sens, selon les unités). Ce type se situe entre la monarchie et le féodalisme, tel que décrit ci-dessous.

Le féodalisme informationnel – Dans ce modèle, les unités (ou les fonctions) d’une même organisation exercent un pouvoir absolu sur leur environnement informationnel. En conséquence, il n’y a aucune cohérence informationnelle entre les unités. Davenport indique que ce modèle peut être problématique dans bien des cas, mais pas dans tous. Selon lui, on pourrait voir ce modèle comme une version extrême du fédéralisme, et qu’il soit souhaitable dans les cas où les unités ont des créneaux très différentes, avec des clientèles, des produits et des mesures de performance différents. Qui a dit que de travailler en silo était nécessairement une mauvaise chose?

L’anarchie informationnelle – Peut-on parler de “modèle” dans ce cas-ci? En effet, cette situation réfère à une absence totale de gouvernance et à une liberté absolue des individus à “gérer” leur propre information comme ils le veulent. Davenport dit que ce “modèle” survient souvent lorsqu’un modèle plus “centralisé” s’écroule, ou dans le cas où aucun membre de la direction ne reconnaît le rôle crucial de la gestion de l’information dans le fonctionnement de l’organisation. Pour le meilleur ou pour le pire, le fait que les usagers soient de plus en plus autonomes avec les nouvelles technologies de l’information contribue à décentraliser, voire désarmer le pouvoir.

Les modèles basés sur les marchés – Dans un modèle basé sur les marchés, c’est la demande qui dicte le fonctionnement la gouvernance, dans la mesure où les marchés sont prêts à payer pour cette information. Cependant, pour que le modèle fonctionne, il faut être en mesure de déterminer clairement d’où vient la demande. Ce modèle très efficace peut aussi conduire à une confusion sur la propriété de l’information. Peu d’organisations utilisent ce modèle à 100%, mais plusieurs vont plutôt utiliser une partie de ce modèle dans leurs activités d’affaires.

Les utopies technocratiques – De nos jours, plusieurs organisations s’inscrivent dans ce modèle, qui fait référence à l’utopie que les technologies résolvent tous les problèmes de gouvernance de l’information. Pour elles, l’amélioration de l’accès, l’organisation, le transfert et le traitement de l’information passe simplement par l’implantation de logiciels à ces fins. Ils croient dur comme fer que ce sont avant tout les technologies – et leurs modèles – qui permettront de faire face les enjeux liés à la gestion de l’information. Pour Davenport, ils s’agit du pire modèle, voire de la pire insulte à la fonction du management, car la gouvernance comprend nécessairement des enjeux beaucoup plus complexes, tels que les intérêts économiques, les dissensions, la rareté des ressources, et même le spectre de coupures de postes. Voilà ce qui fait réellement partie de la gouvernance, et voilà pourquoi on parle d’utopie dans ce cas-ci.

Quel type de gouvernance prédomine dans l’organisation où vous travaillez?